Kawhi rappelle à Toronto qui est le patron, et pourquoi les Clippers sont toujours des géants endormis
Écoutez, nous connaissons tous l'histoire. Kawhi Leonard arrive à Toronto, leur offre un titre en 2019, puis part pour Los Angeles. C'est une rupture nette, en grande partie. Mais il y a toujours une tension quand il revient au Scotiabank Arena. Mercredi soir n'a pas fait exception, même si le tableau d'affichage donnait l'impression d'une promenade tranquille. Leonard a marqué 27 points contre son ancienne équipe, menant les Clippers à une victoire dominante de 119-94 sur les Raptors. C'était un voyage d'affaires, pur et simple, et Kawhi a fait son travail.
Les Clippers, malgré tout leur talent, donnent souvent l'impression d'être l'enfant silencieux au fond de la classe. Ils ne génèrent pas le même engouement que les Lakers ou les Celtics, mais ils continuent de gagner. Ce n'était pas un match serré ; c'était une déclaration. Los Angeles a tiré à un impressionnant 52,4% au total, dont 40,5% à trois points, enterrant Toronto dès le début. Darius Garland, qui a tranquillement trouvé son rythme à LA, a ajouté 24 points et six passes décisives, démontrant cette capacité de création de jeu secondaire dont ils ont désespérément besoin. Paul George a même contribué 18 points, ce qui en fait une attaque équilibrée. Les Raptors, en revanche, semblaient désorientés, ne réussissant que 37,8% de leurs tirs et perdant le ballon 15 fois. On ne peut pas gagner en offrant des possessions comme ça.
La crise d'identité de Toronto
Voici le problème des Raptors : ils sont bloqués. Ils ne sont pas assez mauvais pour une reconstruction complète, et pas assez bons pour être des prétendants. Pascal Siakam les a menés avec 23 points et sept rebonds, une bonne soirée pour lui, mais cela ressemblait parfois à un one-man show. Scottie Barnes, dont nous pensions tous qu'il ferait un grand pas en avant cette année, a eu 17 points et cinq rebonds discrets, mais il n'a tiré qu'à 6 sur 18. Ce genre d'inefficacité de la part de votre future pierre angulaire supposée ne suffira pas contre les équipes de haut niveau. Ils étaient menés 66-48 à la mi-temps et n'ont jamais vraiment menacé de revenir. Il ne s'agit pas seulement de perdre contre une bonne équipe ; il s'agit de la *manière* dont ils ont perdu. Il n'y a pas de direction claire, pas de deuxième marqueur constant, et franchement, pas de véritable identité défensive en ce moment, ce qui était autrefois leur marque de fabrique. Ils ont concédé 31 points au premier quart-temps et 35 au troisième. Ce n'est pas une défense de champion.
L'ascension discrète des Clippers
Mais parlons des Clippers. Ils ont été un peu une énigme. Ils ont les stars, ils ont la profondeur, mais les blessures et les problèmes de chimie semblent toujours les freiner. Pourtant, ils se situent confortablement près du sommet du classement de la Conférence Ouest, souvent sans que personne ne le remarque vraiment. Cette victoire à Toronto porte leur bilan à 28-14. Ils ont maintenant remporté 10 de leurs 12 derniers matchs, accumulant tranquillement de l'élan. Leonard, après avoir lutté contre les blessures pendant ce qui a semblé une éternité, semble en parfaite santé et engagé. Il tourne à plus de 23 points par match avec une efficacité absurde cette saison, tirant à 52% au total et 44% à trois points. Quand il joue *comme ça*, ils sont une menace légitime pour n'importe qui.
Le fait est que les Clippers ont appris à gagner de manière laide, et à gagner de manière élégante. Ils ont étouffé les Raptors en seconde mi-temps, les limitant à seulement 46 points. C'est le genre d'effort défensif qui fait gagner des séries éliminatoires. Ils ont une équipe construite pour les playoffs, avec plusieurs joueurs capables de créer leur propre tir et de défendre sur plusieurs positions. Ils ne sont pas flashy, ils ne sont pas bruyants, mais ils sont dangereux.
Voici mon opinion tranchée : Les Clippers, s'ils restent en bonne santé, sont le prétendant au titre le plus sous-estimé de la ligue en ce moment. Ils vont remporter la Conférence Ouest cette année.