Jeremy Lin, assis sur le plateau de "NBA Today", avait cette lueur familière dans les yeux lorsque le nom de Jayson Tatum a été évoqué. Il observe attentivement l'ailier des Celtics, surtout depuis le retour de Tatum après ce problème persistant au poignet. Lin sait ce qu'il faut pour performer sous pression, pour porter une franchise, et il voit quelque chose de différent chez Tatum maintenant. Ce n'est pas seulement l'amélioration de la sélection de tirs ou l'augmentation des passes décisives ; c'est plus profond.
Lin a souligné les chiffres de Tatum depuis son retour dans l'alignement à la mi-janvier. Avant sa brève absence, Tatum tournait à 26,8 points avec 47% de réussite au tir. Lors des 15 matchs après son retour, il est monté à 28,5 points, toujours à 47% au tir, mais ses passes décisives sont passées de 4,4 à 5,6 par match. Cela peut ne pas sembler un bond énorme, mais cela reflète un changement crucial. Il ne force plus autant. Vous vous souvenez de ce match contre les Lakers le 1er février ? Tatum a marqué 44 points, mais plus important encore, il a distribué 9 passes décisives et n'a perdu le ballon que deux fois. C'est le genre d'agressivité équilibrée dont Lin parle.
Lin a souligné que Tatum n'essaie pas d'être quelqu'un qu'il n'est pas. Au début de sa carrière, on le voyait parfois essayer d'imiter Kobe, en prenant ces tirs en fadeaway contestés. Maintenant, cela semble plus organique. Prenez le road trip des Celtics début février. Ils ont remporté cinq matchs d'affilée, y compris des affrontements difficiles contre les Warriors et les Suns. Tatum ne se contentait pas de marquer ; il contrôlait le rythme, faisait les bonnes lectures. Contre Golden State le 10 février, il a eu 27 points, 8 rebonds et 6 passes décisives. Il ne dominait pas le ballon, mais il était indéniablement le moteur.
Pour être honnête : Tatum avait l'habitude de se laisser déstabiliser quand son tir ne rentrait pas. On pouvait voir la frustration monter, ce qui entraînait plus de tirs forcés. Lin pense que cet obstacle mental a été largement surmonté. Il aura toujours des soirs sans – tout le monde en a. Mais la façon dont il y réagit a changé. Il fait plus confiance à ses coéquipiers, comprenant qu'une prise à deux sur lui ouvre un tir clair pour Jaylen Brown ou Kristaps Porzingis. C'est de la maturité.
Il est facile de regarder les statistiques et de dire que Tatum est juste Tatum. Mais Lin a plongé dans les indices subtils. Il a mentionné le langage corporel de Tatum pendant les temps morts. Moins de hochements de tête, plus d'écoute active. Moins de jeu isolé, plus d'orchestration. Les Celtics ont réalisé une série de 10 victoires et 2 défaites en février, une période où Tatum a tourné à 29 points, 8 rebonds et 6 passes décisives. Ce ne sont pas seulement de bons chiffres ; ce sont des chiffres de victoire. Il n'est plus seulement un marqueur ; c'est une menace offensive complète qui rend tout le monde autour de lui meilleur.
Lin a même évoqué le côté défensif. Tatum a toujours été capable, mais il est plus engagé, plus constant depuis son retour. Il tourne à un peu moins d'une interception et d'un contre par match cette saison, mais l'effort sur les close-outs et les switchs a été nettement plus élevé. Contre Miami le 11 février, il a réalisé 2 contres et a été une menace sur le périmètre, aidant à limiter Jimmy Butler à seulement 17 points. Cet engagement des deux côtés du terrain est la marque des vraies superstars, et Lin pense que Tatum l'embrasse enfin de manière constante.
Voici le problème : Tatum n'est pas un leader bruyant et direct. Il ne l'a jamais été. Lin voit son leadership se manifester différemment maintenant – par des performances constantes et un comportement calme, surtout quand les choses se compliquent. Les Celtics ont eu quelques matchs serrés en février, comme la victoire 118-110 contre les Knicks où Tatum a marqué 10 de ses 35 points au quatrième quart-temps. Il n'a pas paniqué. Il a juste exécuté.
Le pronostic de Lin ? Cette version de Jayson Tatum, celle qui comprend quand attaquer et quand faciliter, celle qui ne laisse pas un tir manqué faire dérailler tout son match, est celle qui mènera enfin les Celtics à un championnat. Il s'est débarrassé du fardeau de devoir prouver qu'il est le meilleur joueur sur le terrain à chaque possession. Il a juste besoin d'être le meilleur joueur *d'équipe*, et c'est exactement ce que Lin voit.
Je prédis que les Celtics, avec Tatum menant cette charge discrètement confiante, termineront la saison régulière avec le meilleur bilan de la Conférence Est avec au moins cinq matchs d'avance.